Le corossol: un fruit aux mille et une vertus thérapeutiques !

Le corossol est le fruit du corossolier (annona muricata, de la famille des annonaceae). Il mesure jusqu'à 50 cm de long et peut peser jusqu'à 4 ou 5 kg.
Son aspect extérieur est d'un vert sombre, son écorce à molles épines.
Sa chair est blanche et pulpeuse avec des graines noires (indigestes).
Au Brésil, ce fruit est appelé "graviola" et "sapotille" à l’île de La Réunion, appelée encore "soursop" en Anglais," guanabana" en Espagnol ou "mang-cau" au Vietnam ou encore "thu-riankhaek" en Thaïlande.

Le corossol est un fruit énergétique ayant une forte teneur en glucides. Il est riche en vitamine C, laquelle facilite l’absorption du fer (présent également dans le corossol).
Il contient également des fibres et des minéraux, notamment du potassium, calcium et magnésium. La saveur sucrée du corossol permet de le consommer nature sans ajout de sucre. Il se déguste aussi en salade de fruits, jus ou sorbets et même cuit comme en Indonésie en flan ou gratin.

Propriétés thérapeutiques

Si les bienfaits miraculeux du corossol dans le traitement du cancer ont été scientifiquement prouvés, ils semblent pourtant occulter les autres propriétés curatives de ce fruit à épine. Grâce à ses riches composants formés entre autres par des acides aminés, vitamines et mineraux, l’Annona muricata est un allié thérapeutique entièrement naturel et ne produit certainement pas d’effets secondaires inopinés à condition de le consommer avec une certaine modération.

En jus de fruit, sorbet ou confiture, le corossol est recommandé dans des cas d’insomnie, de dépression et de troubles nerveux. C’est en outre un agent antimicrobien pour les infections bactériennes, parasitaires et fongiques. Il est aussi bon pour le cœur et stimule la digestion.


Originaire d’Amazonie, le corossol est vert et ressemble vaguement à un cœur. On reconnaît qu’il arrive à maturité par son odeur pénétrante et sa peu plutôt molle.

Un puissant anti-cancer

La nature nous surprend de plus en plus. Les vertus de ce fruit sont méconnues par la majorité de la population dans le monde et notamment par les personnes qui sont atteintes du cancer. Pourtant, le corossol est un fruit dont ses vertus anti-cancéreuses sont scientifiquement prouvées.

L’écorce, les fruits, les feuilles et les racines agissent sur les cellules de notre organisme. Les feuilles de l’arbre peuvent détruire les cellules cancéreuses et agissent dix mille fois plus que la chimiothérapie et cela sans effets secondaires (perte de poids, perte de cheveux, etc.). Il assure sa réputation auprès des chercheurs dans la guérison du cancer du sein, des intestins, des ovaires, du foie et des poumons.

Toutes les parties de cet arbre sont utilisées dans la médecine naturelle, rien n’est perdu puisque l’écorce, les racines, les fruits, les feuilles et les pépins sont tous bénéfiques pour la santé de l’être humain.
Selon les résultats des recherches de l’université américaine "PURDUE", ce sont les feuilles de cet arbre qui sont plus importantes. En effet, elles peuvent détruire certaines cellules cancéreuses, guérissent la varicelle et le zona... bien d'autres encore !

Ainsi, s’il vous arrive de faire chez vous du jus , choisissez avant tout le jus de corossol !

Nutriments et composants

Valeur nutritive pour 100 g de fruit :
Calories 66 Kcal
Eau 81.16 g
Protéines 1 g
Lipides 0.3 g
Glucides 16.84 g (dont 15 à 20% de sucres)

Vitamines:
Provitamine A 2 UI
Vitamine C 20.6 mg
Vitamine B1 0.07 mg
Vitamine B2 0.05 mg
Vitamine B3 0.9 mg
Vitamine B5 0.253 mg
Vitamine B6 0.059 mg

Minéraux:
Potassium 278 mg
Phosphore 27 mg
Magnesium 21 mg
Calcium 14 mg
Sodium 14 mg
Cuivre 0.6 mg

Usages traditionnels

Le corossol se trouve aussi en poudre, crème ou boissons.

L’infusion des feuilles de corossolier favorise la digestion. 1 verre après les repas

Contre les insomnies, utiliser une infusion sucrée de 3 à 6 feuilles de corossolier pour une tasse d’eau.

Pour calmer les enfants trop agités lavez-les avec une décoction à part égale de feuilles fraîches et de feuilles tombées au sol

Contre l’irritation des intestins, un petit corossol vert coupé en deux est mis à macérer pendant une heure dans 1 ou 2 litres d’eau. Boire un verre après chaque repas

La macération des feuilles de corossolier dans l’eau tiède est utilisée en cataplasme pour soulager les brûlures, de type d’érythème solaire.

L’huile, obtenue en pressant des corossols verts et les feuilles, est utilisée en frictions contre les névralgies et les rhumatismes, ainsi que pour combattre les parasites.

Contre les diarrhées utiliser en infusions trois feuilles de corossolier dans un verre d’eau pour un adulte et d’un tiers de feuille pour un enfant

Pour traiter les abcès, utiliser les feuilles chauffées de corossolier avec de la cire de bougie

Pour traiter les dermatoses sèches prurigineuses des enfants froisser des feuilles de corossolier dans un bain tiède et laver l’enfant

La macération de corossol vert dans de l’eau de mer est à appliquer en cas de rhumatisme.

Mise en garde et toxicité.

La présence d’acétogénines et de certains alcaloïdes, suspectés de neurotoxicité, invite à la prudence quant à un usage régulier et répété par voie interne. Il est aussi recommandé de l’éviter chez la femme enceinte ou allaitante, par principe de précaution.

Description, culture.

Le corossolier est un petit arbre sempervirent dont la taille peut atteindre 4 m de hauteur. Ses jeunes pousses sont pubescentes et ses feuilles ovales ont entre 8 et 16 cm de long avec une largeur de 3 cm. Les fleurs du corossolier, quant à elles, sont jaunâtres. Les fruits de la plante, d’une couleur verte sombre sont hérissés d’épines.  Cette baie charnue peut peser jusqu’à 5kg.

Le corossolier est une plante, qui pousse très bien sur les sols pauvres des régions tropicales entre 0 et 1200 m d’altitude. Au delà de cette altitude, la culture n’est plus possible car la plante craint le gel. L’anone préfère les sols à pH légèrement acide ou neutre.

Semis du corossol
La multiplication est généralement assurée par semis de graines, mais la plante se prête bien à la reproduction asexuée. Le marcottage et le greffage peuvent être utilisés pour la propagation de l’anone. Les graines pour la production de plants doivent provenir de gros fruits cueillis sur des arbres âgés et vigoureux. Les graines extraites des fruits seront lavées puis séchées. Elles peuvent être stockées, mais il est préférable de les semer immédiatement.

Plantation, fertilisation taille, entretien.

Les fruits se développent sur les branches mais aussi sur le tronc !

Transplantation des plants de corossoliers
La transplantation pourra s’effectuer 6 à 8 mois plus tard. Avant la transplantation, il faudra acclimater les plants au plein air afin d’éviter un choc. Les distances de transplantation varient de 4×4 m à 7×7 m. 
Préparation du sol
Dans les systèmes extensifs, le sol est d’abord labouré, puis on fait un hersage. Les petits exploitants se contentent d’un simple rabattage de la broussaille. Des trous de 50 cm de profondeur et 50 cm de diamètres sont ensuite creusés afin d’accueillir les plants.
Fertilisation
Afin d’assurer une croissance vigoureuse, on veillera à des apports réguliers d’engrais notamment au début et à la fin de la saison pluvieuse. Le programme de fertilisation pourra débuter un mois après la mise en terre. On utilisera à cet effet du sulfate d’ammonium 21-0-0, à la dose de 100 à 150 grammes par arbre. Cette dose est progressivement accrue jusqu’à la fructification, où l’on épandra du NPK 14-14-14 à la dose de 250 à 300 grammes par arbre. Afin d’assurer une meilleure fixation des engrais minéraux, on prendra soin de faire des apports réguliers d’engrais organiques.
Taille du corossolier
Il faudra tailler régulièrement le corossolier afin de favoriser la dispersion des branches, la circulation de l’air et la pénétration des rayons lumineux. Les branches pourries ainsi que les parties aériennes malades devront être également élaguées.
Association de cultures
Des cultures intercalaires telles que les céréales, les plantes à tubercule, les légumineuses et les plantes potagères pourront être associées aux plants immatures. Le corossolier peut être également associé à des plantes pérennes comme les agrumes et la banane.
Lutte contre les ennemis du corossolier
Comparativement aux autres arbres fruitiers, le corossolier est plutôt peu sujet à des attaques de ravageurs. Il peut cependant être infesté par des cochenilles, des chenilles arpenteuses, et la mouche des fruits (Ceratitis capitata). Les principales maladies sont l’anthracnose et la pourriture des racines. La lutte contre les ennemis de la culture inclura non seulement la prévention (l’élimination des hôtes intermédiaires, l’élimination et le brûlage des branches malades, les tailles et l’élimination des fruits tombés), mais également la lutte curative par l’emploi de pesticides biologiques. (huile de Neem)
Récolte du corossol
La floraison a lieu tout au long de l’année avec un pic dans la période courant de mai à juin. Les fruits sont récoltés lorsqu’ils sont totalement formés mais pas encore mûrs. Les fruits matures ont leurs épines dressées, éloignées les unes des autres. Leur couleur vert sombre du début vire au vert pâle ou au jaunâtre. La cueillette est effectuée de façon sélective car tous les fruits n’arrivent pas à maturité au même moment. La récolte annuelle peut varier entre 5 et 18 tonnes à l’hectare en fonction du degré d’intensification.

Fleur de corossol !

Droits de publication

Jeune arbre portant des fruits.

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